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    “Un jour avec mon père”, de Akinola Davies, sacré meilleur premier film aux BAFTA 2026

    13 mars 2026
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    Akinola Davies et son frère Wales écrivent ensemble ce projet, inspirés par leur enfance et l’histoire de leur père. Bien qu’ayant grandi presque exclusivement avec leur mère suite à la disparition de leur père, ils choisissent ici de mettre en lumière la figure paternelle typique du père nigérien.

    Synopsis :

    Un Jour avec mon père (My Father’s Shadow) est un récit semi-autobiographique se déroulant sur une seule journée dans la capitale nigériane, Lagos, pendant la crise électorale de 1993.

    Un père tente de guider ses deux jeunes fils à travers l’immense ville alors que des troubles politiques menacent.

    La genèse du projet

    D’après Akinola Davies, son frère Wale et lui “collaborent ensemble depuis toujours. On a vraiment grandi ensemble.”
    En 2015, Wale a eu l’idée d’un récit semi-autobiographique qui, au départ, devait prendre la forme d’un court métrage. “C’est le premier scénario que j’envoyais à mon frère et, par la suite, au cours de nos conversations, on a souhaité l’étoffer et en faire un long métrage”, raconte-t-il. “Pour m’investir pleinement dans l’écriture, j’ai besoin de faire totalement abstraction de tout le reste. On s’est souvent rendu dans la région de la Volta, au Ghana, et on écrivait ensemble près du fleuve. Akinola m’a beaucoup aidé à être sincère et à garder le cap. Du coup, on a non seulement réussi à s’échapper du quotidien frénétique de nos vies, mais c’était précieux de faire ces voyages, entre frères, et de consacrer du temps à ce projet.”…

    La place du père

    Akinola et Wale Davies ont perdu leur père quand ils étaient très jeunes. C’est donc la disparition de celui-ci qui a poussé les deux frères à vouloir faire ce film et qui inspire en grande partie l’intrigue. “Tout au long de nos vies à tous les deux, on a cherché à construire une relation avec quelqu’un d’absent – et on se raccroche à des éléments qui nous rappellent cette personne qui n’est plus là”, signale Wale. “On ne peut donc partir que de souvenirs. Par ailleurs, en raison des traditions culturelles, certains de nos souvenirs sont très aseptisés car la famille s’est employée à donner une image de perfection du défunt. On n’a plus que quelques brefs souvenirs de sa véritable nature : ses failles, ses fragilités, ses rêves, ses idées. Les êtres humains sont toujours un mélange de choses contradictoires. Nous sommes le fruit de nos aspirations, de nos rêves, de nos idées, de notre éducation familiale, de notre héritage, de notre culture, de nos traditions.” Bien qu’ils aient perdu leur père et qu’ils aient été élevés par leur mère, Akinola et Wale ont choisi d’axer le film sur la figure paternelle.

    “On savait, pendant l’écriture, qu’on allait parler de notre souffrance et de notre deuil”, reprend Akinola. “Le film parle beaucoup de l’éducation – et, en particulier, de la transmission du père. Ce qui nous a beaucoup marqués, mon frère et moi, c’est l’absence d’une figure paternelle. Mais on a décidé de faire un film qui parle avant tout d’un père, au risque de ne pas évoquer de figure maternelle, même si notre mère est sans doute la personne la plus importante de notre vie. La relation au père qui se révèle complexe pour beaucoup de gens est extrêmement centrale dans le film.”

    [Source : communiqué de presse]

    Film partenaire du Club Artistik Rezo

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